A Marrakech, l’Afrique affiche ses ambitions sur la scène technologique mondiale

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Vendredi 2 juin, le Gitex Africa, premier salon consacré à l’innovation africaine, a fermé ses portes à Marrakech. L’événement est une émanation du Gitex, équivalent pour les Emirats arabes unis de ce qu’est le Consumer Electronic Show aux Etats-Unis ou Viva Tech en Europe. Autant d’événements voués à la technologie qui ont tous la même visée : attirer les investissements. Lors d’une intervention, jeudi 1er juin, le gouverneur de Lagos (Nigeria), Babajide Sanwo-Olu, s’est voulu très convaincant en promettant que l’Afrique était en bonne voie pour « devenir la prochaine Silicon Valley ».

                                      <p class="article__paragraph ">Au regard des dynamiques à l’œuvre sur la scène technologique africaine, dominée par des pays tels que le Nigeria, l’Egypte ou le Kenya, le choix du Maroc, pour la première édition de cet événement, paraît surprenant. Mehdi El Alaoui, le chef de l’Agence de développement du digital marocaine, le reconnaît : <em>« L’écosystème du pays est encore assez jeune »</em>. La décision doit beaucoup aux bonnes relations avec les Emirats.</p>               <p class="article__paragraph ">A défaut d’être un des champions du continent, le Maroc est l’illustration d’un pays conscient du chemin qu’il lui reste à faire. Dans son discours inaugural, le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a rappelé que <em>« dans un monde en pleine transformation, le numérique est crucial pour le développement de l’Afrique »</em>. Et énuméré les défis à relever pour remporter cette bataille : <em>« encourager l’innovation et l’investissement »</em>, développer les infrastructures et les talents, etc.</p>          <h2 class="article__sub-title">500 000 développeurs au Maroc</h2>          <p class="article__paragraph ">Du côté de la formation, le Maroc est particulièrement bien doté, comptant selon M. Alaoui 500 000 développeurs. Il peut s’appuyer sur le soutien de grands groupes comme Amazon, Microsoft, Orange pour continuer à alimenter son vivier. Le foisonnement des start-up est bien réel, à l’image de <a href="https://www.guichet.com/" target="_blank" rel="noopener" title="Nouvelle fenêtre">Guichet.com</a>, un service de billetterie en ligne (concerts, spectacles, cinéma, foot…) qui s’est imposé comme le leader dans son pays et ambitionne d’être le numéro un dans neuf marchés francophones d’ici 2026.</p>                                          <p class="article__paragraph ">Comme beaucoup de jeunes pousses de la région, Guichet.com a profité de l’absence de solutions numériques – ou l’inadéquation des solutions existantes – pour répondre aux besoins des utilisateurs.</p>              <p class="article__paragraph ">Ainsi de l’intelligence artificielle développée par MajestEYE à l’intention de ses clients – des banques et des assurances essentiellement – qui n’ont pour la plupart pas accès à de grandes puissances de calcul ni à de gros volumes de données pour élaborer un modèle prédictif. D’où l’idée de cette solution, moins gourmande en ressources mais qui se veut tout aussi efficace. Présent au Maghreb, et déjà en Europe, MajestEYE regarde maintenant vers l’Afrique subsaharienne.</p>        <p><strong>Il vous reste 55.5% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.</strong></p>    

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