Bruno Le Maire veut faire adopter sa loi sur l’« industrie verte » cet été

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Même format, même méthode, mêmes invités assis en carré. Il y avait même une petite vidéo projetée en début de séance. Dix-huit mois après le lancement en grande pompe du plan France 2030 par Emmanuel Macron à l’Elysée pour projeter l’économie française vers la fin de la décennie, avec plus de 30 milliards d’euros mobilisés, Bruno Le Maire a présenté ses propres pistes en la matière, lundi 3 avril, à Bercy, devant un parterre de quelque deux cents chefs d’entreprise, élus et représentants de la société civile, afin de bâtir un futur projet de loi sur « l’industrie verte ».

                                        <p class="article__paragraph ">Convaincu des effets délétères de la désindustrialisation sur le pays, Bruno Le Maire la considère comme un «<em> naufrage français</em> ». « <em>Aucune autre nation occidentale n’a connu une telle vague de délocalisation industrielle », </em>a-t-il déploré lundi, rappelant que la part de l’industrie dans le PIB a été divisée de moitié en France depuis 1973, pour tomber à 11 %, alors qu’elle est restée stable en Allemagne et en Italie.</p>                <p class="article__paragraph ">« <em>Nous avons détruit 2,5 millions d’emplois industriels, nous avons fermé des milliers d’usines, nous avons divorcé avec la France des trains, des forges, des fusées, de l’automobile, de l’électroménager, du textile et de l’innovation, de la production et de la science. Et nous en avons presque été fiers, parce que nous pensions avoir inventé le concept de l’entreprise sans usines »</em>, a-t-il fustigé. Un «<em> concept fumeux issu des élites économiques et politiques françaises </em>» que l’ex-élu Les Républicains (LR) rend en partie responsable de la montée de l’extrême droite. «<em> Si aujourd’hui nous avons un Rassemblement national qui se porte si bien, c’est parce que nos compatriotes sont conscients de cet abandon</em> », a-t-il assuré.</p>           <h2 class="article__sub-title">« Sujet d’intérêt national »</h2>           <p class="article__paragraph ">Une réindustrialisation que le ministre de l’économie veut « verte ». Pour y arriver, le ministre<strong> </strong>espère encourager à la fois la décarbonation de l’industrie et la production en France des outils pour la mettre en œuvre – batteries, hydrogène, panneaux solaires, pâles d’éoliennes, pompes à chaleur… A cette fin, il a chargé en début d’année des élus, chefs d’entreprise et personnalités du milieu associatif – sous la houlette du député Renaissance Guillaume Kasbarian – de lui faire des propositions autour de cinq chantiers : la fiscalité, la réhabilitation des friches industrielles, la production en France, le financement et la formation. La trentaine de pistes évoquées lundi seront soumises à consultation publique jusqu’à la fin avril, avec l’objectif de présenter un projet de loi sur <em>« l’industrie verte »</em> en conseil des ministres en mai, et une adoption du texte à l’été. D’ici là, Bruno Le Maire compte aussi recevoir les élus d’opposition pour bâtir une majorité sur ce <em>« sujet d’intérêt national ».</em></p>        <p><strong>Il vous reste 43.08% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.</strong></p>    

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Lot atik