En Haïti on viole, on tue, on kidnappe dans l’indifférence totale d’un gouvernement de facto

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En Haïti on viole, on tue, on kidnappe dans l’indifférence totale d’un gouvernement de facto

Ces derniers temps, le niveau de violences a atteint des proportions alarmantes en Haïti, en particulier dans sa Capitale, Port-au-Prince. Prise pour cible par les bandits armés, la population civile lance des cris d’alarme.

Port-au-Prince, le 26 mars 2023.- Il ne se passe pas un jour sans qu’une personne ne soit enlevée ou tuée dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Seulement pour cette semaine qui vient de s’achever, pas moins d’une dizaine de personnes ont été victimes. C’est un mois de mars terrible où des tirs nourris ont été entendus partout notamment à Pétion Ville, Frères, Kenscoff, Delmas et au Centre-Ville..

On assiste à un déferlement de violences meurtrières
Depuis le début de l’année, on assiste de façon systématique à une augmentation vertigineuse de l’insécurité où des affrontements ont eu lieu un peu partout ; soit entre gangs armés et la PNH, soit entre bandes rivales qui endeuillent les familles haïtiennes.

Divers cas d’insécurité ont été signalés cette semaine dans la capitale et en province, sous le regard impuissant des forces de l’ordre de plus en plus inaptes à contrer les assauts ravageurs des malfrats.

Des gangs opèrent impunément et sont devenus très menaçants. La population est sur le qui-vive.
Le nombre des cas de morts violentes augmente à un rythme effréné. Plusieurs personnes dans des secteurs différents sont décédées après avoir été atteintes de balles perdues.

On y dénombre des enfants, des élèves, des étudiants, des enseignants, des femmes et même des vieillards.

C’est la banalisation de la vie.
Plus de 500 personnes ont été tuées, 300 autres blessées et plus de 250 autres enlevées, de janvier à date, selon un rapport du haut-commissariat des Nations Unies aux droits humains.

Les efforts déployés par la police sont questionnables. Le mutisme et l’inaction du régime actuel encore plus. Des annonces en grande pompe, lancées à plusieurs reprises, n’ont pas été suivies d’effets.

Les autorités étatiques n’ont pipé mot. Elles n’ont pas de solution. Les dirigeants payés avec l’argent prélevé sous forme de taxes abdiquent. Le climat de terreur continue de régner et ceci même dans les quartiers considérés jadis comme des zones résidentielles.

Que dit la communauté internationale ?

Cette situation macabre en Haïti arrive à un moment où la rencontre entre Joe Bident et Justin Trudeau n’a rien donné sur la nécessité de déployer dans le pays une force multinationale en appui à la PNH.

Washington dit vouloir entamer des démarches auprès du conseil de sécurité pour l’envoi d’une mission de paix en Haïti en proie à une violence sans précédent.

Il faut dire que le Canada annonce une aide de 100 millions de dollars (canadiens) dans le cadre de la lutte contre les gangs armés en Haïti.

A noter que la Représentante Spéciale du Secrétaire Générale de l’ONU, Helen Lalime s’en va avec un bilan catastrophique.

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Des secteurs lui reprochent « son support aveugle à la fédération des gangs » qui mènent à longueur de journée des raids sanglants contre une population sans défense. Tout cela, sous le regard passif et le silence complice des autorités concernées insensibles aux souffrances de tout un peuple martyr.

Beethovens François Fils
Vant Bèf Info (VBI)

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