Équipe de France: «Il fallait retrouver la flamme», Hervé Renard vu par son adjoint Éric Blahic

Équipe de France: «Il fallait retrouver la flamme», Hervé Renard vu par son adjoint Éric Blahic

3 minutes, 25 seconds Read

L’ancien adjoint de Corinne Diacre a été «très surpris» par les connaissances du football féminin du nouveau sélectionneur, «très à l’écoute» et «totalement investi».

Ancien adjoint de Corinne Diacre (2020-2021), rappelé dans le staff de Hervé Renard chez les Bleues qui affrontent les Canadiennes mardi en match de préparation au Mondial-2023, Éric Blahic a été «très surpris» par les connaissances du football féminin du nouveau sélectionneur, «très à l’écoute» et «totalement investi», comme il l’a confié à l’AFP.

Hervé Renard vous a-t-il impressionné sur sa connaissance du football féminin?
«Oui. J’ai été très, très surpris. À partir du moment où il a décidé d’être dedans, il s’est totalement investi dans cette mission-là. Je crois qu’il regardait l’équipe de France assez souvent, et récemment il s’est mis sur tous les logiciels, il a vu tous les matches. C’était vraiment intéressant. Son expérience du football féminin, c’est un faux débat. Il a su s’entourer, il a mesuré les risques, il a consulté et on a avancé comme ça.»

Comment s’organise cet encadrement plus étoffé, avec trois adjoints?
«Il y a une grande liberté. Hervé a réparti les rôles. Et ensuite, il s’agit de faire preuve d’intelligence. Ce n’est pas une guerre d’ego, on n’est pas là pour montrer qu’on en sait plus qu’un autre, non. Chacun se respecte. Il y a beaucoup d’échanges. Ce métier d’adjoint, je le fais depuis des années. Je sais où est ma limite de compétence, déjà, et il y a un chef. Hervé est très, très à l’écoute. On lui donne les infos, il les traite, il garde ce qu’il a envie de garder et il prend la décision qui est souvent la bonne.»

Votre nom a tout de même brièvement circulé pour le poste de n°1…
«Je n’ai pas eu non plus d’ambition que cela. Il y a eu une réflexion, mais à partir du moment où la commission a estimé que je ne faisais plus partie du profil, ce n’était pas du tout un problème. Il n’y a pas d’aigreur. Ce métier-là, je le fais depuis 30 ans. Si j’avais eu d’autres ambitions, j’aurais fait d’autres choix depuis longtemps. Je sais ce que je sais faire, je sais que j’ai une limite de compétence aussi. Et aujourd’hui, je suis très content de ce que je fais.»

Les joueuses vous apprécient pour votre écoute. C’est aussi une caractéristique d’Hervé Renard. Est-ce un aspect primordial?
«Je pense que c’est essentiel. Être à l’écoute des filles, être bienveillant, ça ne veut pas dire qu’on n’est pas capable de leur dire les choses quand elles doivent être dites. Avec les filles, il faut le fond et la forme. L’écoute, c’est une qualité primordiale. Négliger son groupe, faire son truc sans rechercher de remontées d’informations sur les discussions, sur les problèmes de vie, ce n’est pas possible. Il faut apprendre à connaître la femme avant de connaître la joueuse. Cela permet d’aller un peu plus vite.»

Ce virage dans le management était-il nécessaire?
«De l’intérieur, je vois que oui. Quand vous changez de coach, tout le monde a envie de montrer quelque chose. Sur les entraînements, on revient à des choses qu’on a envie de faire. Cela attire à nouveau les filles, leur regard, leur attention, leur concentration. Il fallait qu’elles aient à nouveau envie de sourire. Il fallait retrouver la flamme. Elles ont des personnalités, il faut accepter qu’elles aient des choses à dire. Après, on est d’accord ou non, mais il faut les écouter.»

The post Équipe de France: «Il fallait retrouver la flamme», Hervé Renard vu par son adjoint Éric Blahic appeared first on Haiti24.

Lot atik