« Fin de vie » : les engagements présidentiels ne lèvent pas les réserves chez les soignants

« Fin de vie » : les engagements présidentiels ne lèvent pas les réserves chez les soignants

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Le débat sur la fin de vie continue de faire des remous parmi les soignants. Une séquence s’est achevée avec la restitution, dimanche 2 avril, du rapport de la convention citoyenne sur la fin de vie qui s’est prononcée pour une « aide active à mourir », sous conditions. Une autre s’est ouverte avec l’annonce par Emmanuel Macron, le lundi 3, d’un projet de loi sur le sujet « d’ici à la fin de l’été », pour mettre en place un « modèle français ». Et nombre de soignants – ceux, en tout cas, qui donnent de la voix – continuent de se demander « quelle place », « quelle responsabilité » sera la leur, si le cadre légal évolue.

                                        <p class="article__paragraph ">C’est le cas des quatorze organisations, associations et sociétés savantes, emmenées par la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), qui, dans un communiqué dimanche, ont défendu un positionnement déjà officialisé dans un précédent avis éthique, mi-février : <em>« La légalisation d’une forme de mort médicalement administrée reviendrait à subvertir la notion même de soin telle qu’elle est communément admise aujourd’hui »</em>,<em> </em>écrivent-elles. Parmi ces organisations, la SFAP, donc, mais aussi la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile ou encore l’Association nationale des médecins coordonnateurs en Ehpad et du secteur médico-social. De quoi représenter, selon leurs calculs, quelque 800 000 soignants.</p>                <p class="article__paragraph ">Et 800 000 soignants en alerte : si ces organisations saluent, dans un deuxième texte lundi, l’engagement présidentiel en faveur des soins palliatifs – Emmanuel Macron a promis un <em>« plan décennal » –</em>,<em> </em>elles soulignent, dans le même temps, le<em> « signal très négatif » </em>qu’une aide active à mourir enverrait aux personnes les plus vulnérables, dépendantes, présentant des troubles cognitifs ou psychologiques, et pour les enfants.</p>                                            <h2 class="article__sub-title">« Attention à la construction législative »</h2>           <p class="article__paragraph ">S’invitant pour la première fois dans le débat, l’Association des directeurs au service des personnes âgées réclame des <em>« mesures financières d’urgence » </em>avant tout vote d’une loi. En insistant sur deux chiffres : 80 % des personnes qui décèdent chaque année ont plus de 80 ans. <em>« Veut-on tuer les personnes âgées pour faire des économies ? » </em>: la question, en forme de provocation, sert de titre au communiqué diffusé lundi aussi<em>. </em>Quand bien même le chef de l’Etat, en recevant les membres de la convention à l’Elysée, a tracé des « lignes rouges » :<em> « Vous insistez à raison pour que jamais une aide active à mourir ne doive être réalisée pour un motif social, pour répondre à l’isolement qui parfois peut culpabiliser un malade qui se sait condamné à terme »</em>,<em> </em>leur a-t-il dit, fermant également la porte à toute aide à mourir pour des mineurs.</p>        <p><strong>Il vous reste 55.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.</strong></p>    

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Lot atik