Gérald Darmanin annonce la création d’une « cellule anti-ZAD »

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Alors que les accusations se multiplient contre les « violences policières » au cours des manifestations contre la réforme des retraites ou les retenues d’eau comme à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, apporte son soutien aux forces de l’ordre, dans un entretien au Journal du dimanche du 2 avril, tout en assurant ne pas avoir « la main qui tremble pour ceux qui déshonorent leur propre uniforme ».

Il a rappelé qu’en 2021, « 111 » policiers et gendarmes avaient été sanctionnés, et « 101 » en 2020, pour « usage disproportionné de la force », et annoncé que « 36 enquêtes judiciaires » avaient été ouvertes par l’IGPN, « la police des polices », et deux par l’IGGN (l’équivalent pour les gendarmes) depuis le début de la mobilisation contre la réforme des retraites.

Mais en parallèle, le ministre insiste sur la violence de certains manifestants. « A Sainte-Soline comme dans certaines manifestations sauvages, ce n’était pas du maintien de l’ordre : c’était de la guérilla », déclare-t-il.

Estimant que les politiques avaient « manqué de fermeté face à l’extrême gauche, par complaisance intellectuelle ou par lâcheté », M. Darmanin a affirmé que « plus aucune ZAD ne s’installera dans notre pays. Ni à Sainte-Soline ni ailleurs ». Et d’annoncer la création au ministère de l’intérieur d’une « cellule anti-ZAD, avec des juristes spécialisés ». Elle verra le jour le 1er septembre, selon son entourage.

La pétition pour la dissolution des BRAV-M est « politisée »

Au total, a relevé le ministre, « depuis le 16 mars, 1 093 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été blessés ». Il y a eu « 2 579 incendies volontaires et 316 atteintes à des bâtiments publics ».

« Quand la violence, les casseurs et l’ultragauche s’en mêlent, alors il est du devoir des forces de l’ordre de dire stop », selon M. Darmanin. « Je refuse de céder au terrorisme intellectuel de l’extrême gauche qui consiste à renverser les valeurs : les casseurs deviendraient les agressés et les policiers les agresseurs », a-t-il dit.

Interrogé sur la pétition appelant à la dissolution des BRAV-M (policiers à moto à Paris), qui avait recueilli samedi soir plus de 240 000 signatures, M. Darmanin a jugé que c’était « une pétition politisée, relayée par la France insoumise qui déteste la police ».

Quant aux inquiétudes manifestées par le rapporteur spécial de l’ONU et le Conseil de l’Europe sur la manière dont est utilisée la force en France, le ministre a répondu : « J’entends les critiques mais j’encourage leurs auteurs, plutôt que de commenter des extraits vidéos depuis New York ou Bruxelles, à venir sur le terrain ».

La Nupes « prend en otage la gauche républicaine »

Questionné sur l’ultragauche, il a assuré que les services de renseignement avaient recensé « en France 2 200 fichés S » appartenant à cette mouvance. Il a dénoncé « une complaisance très inquiétante des mouvements politiques qui ont leurs entrées à l’Assemblée nationale ».

« Je sonne l’alarme », a-t-il ajouté. Selon lui, la Nupes (Nouvelle Union populaire écologique et sociale) « prend la pente de cette ultragauche des années 1970 », et « prend en otage la gauche républicaine ».

Après le lancement de la procédure de dissolution du mouvement Les Soulèvements de la Terre, un des organisateurs de la manifestation de Sainte-Soline, M. Darmanin a annoncé qu’il ferait de même pour Defco (Défense collective), un mouvement de Rennes (Ille-et-Vilaine) qui « appelle au soulèvement ». Sur son site internet, ce collectif dit avoir « pour but de soutenir les personnes confrontées à la répression policière et judiciaire, mais aussi d’agir en amont par son action dans la rue et par l’expérience tirée de la répression ».

Le Monde avec AFP

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Lot atik