La pénurie d’eau s’aggrave à Port-au-Prince

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RFI lance aujourd’hui un partenariat avec le média indépendant Ayibopost, connu pour ses enquêtes en Haïti. Chaque premier vendredi du mois, nous vous proposons un gros plan sur un reportage publié sur le site. Ce mois-ci, la pénurie d’eau dans la capitale haïtienne. Une vingtaine de sources sont asséchées et la population est en grande difficulté face à des prix de l’eau qui s’envolent.

« À part l’insécurité qui empêche les camions privés et les équipes techniques de la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (Dinepa) d’accéder à certains endroits, explique le journaliste Wethzer Piercin d’Ayibopost, il y a aussi l’urbanisation incontrôlée du bassin versant de Morne-l’hôpital. Il y a également un problème d’investissements. Seulement 2% du budget de la Dinepa sont attribués par l’État haïtien, le reste, 98%, provient de dons ou de financements internationaux. »

Deux problèmes identifiés par Jean-Yves Vancol, le directeur des ressources en eau au ministère de l’Environnement, interrogé par Ayibopost : « Chaque bassin versant fait face à des problèmes différents. Celui de Morne l’hôpital est habité de manière anarchique. Plus de vingt sources que la Dinepa utilisait dans le temps pour assurer l’alimentation à Port-au-Prince sont à sec à cause des constructions anarchiques qui rendent l’infiltration impossible. Mais il faut ajouter à cela d’autres facteurs qui expliquent ce tarissement, par exemple la route de Canapé-vert. Elle a été construite dans les environs des sources et cela aussi empêche l’infiltration de l’eau. Il faut réhabiliter les bassins qui sont complètement dégradés et cela coûte très cher. Pour construire des infrastructures environnementales, il faut avoir des milliards. Nous ne les avons pas. C’est pour cela que nous voulons mettre sur pied une agence nationale des bassins versants, chargée d’intervenir uniquement dans ce domaine. »

En attendant, les autorités n’ont pas pris de mesures d’urgence pour aider la population. « Il faut noter que le problème de gouvernance est aussi évoqué comme problème structurel dans cette rareté, précise le journaliste Wethzer Piercin, il y a un cadre légal institutionnel flou concernant les acteurs qui interviennent dans le secteur de l’eau en Haïti. »

À La Oroya au Pérou, la métallurgie en débat

Plus d’un millier de travailleurs de l’ancienne fonderie de La Oroya veulent relancer l’immense complexe qui avait valu l’essor économique de la ville avant sa fermeture en 2009. Le projet est controversé. De très nombreux habitants, rencontrés par notre correspondante Juliette Chaignon, craignent le retour de la pollution et des rejets de métaux lourds dans l’air. À l’époque où l’usine traitait des tonnes de cuivre, de zinc et de plomb, La Oroya était l’une des villes les plus polluées au monde. Les seuils de plomb et de dioxyde de soufre étaient 10 à 15 fois supérieurs aux recommandations sanitaires. Pour l’instant, la fonderie est toujours à l’arrêt, dans l’attente des autorisations nécessaires et les promesses des repreneurs, assurant qu’ils respecteront les règles environnementales, n’ont pas convaincu. Une procédure est en cours auprès de la Cour interaméricaine des droits de l’homme.

Le journal de la 1ère

Malgré un vote à la quasi-unanimité par la collectivité territoriale de la Martinique, le drapeau martiniquais ne flotte pour l’instant qu’au fronton de cinq mairies sur 34.

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Lot atik