Ligue 1 : «J’ai adoré les films Taxi», confie Malinovskyi (OM)

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LE SCAN SPORT – Après une demi-saison à Marseille, le milieu de terrain ukrainien se confie sur son rapport au club et à la ville dans un entretien avec l’AFP.

«Je peux faire mieux, c’est une évidence», a reconnu vendredi le milieu de terrain ukrainien de l’OM Ruslan Malinovskyi dans un entretien avec l’AFP, au bout d’une demi-saison d’adaptation pour lui et alors que Marseille va probablement devoir se contenter de la 3e place en championnat.

Vous risquez de manquer la qualification directe pour la Ligue des Champions. Est-ce une déception ?

«On sait qu’on pouvait faire mieux et bien sûr qu’il y a de la déception. On a lâché quelques points qu’on n’aurait pas dû perdre. Mais l’année dernière, 72 points suffisaient pour finir deuxièmes. On en a déjà 73 avec deux matches à jouer. On veut faire le plein.»

Comment jugez-vous vos premiers mois marseillais ?

«Il y avait des éléments tactiques à intégrer et j’avais peu joué pendant six mois à l’Atalanta Bergame. Il m’a manqué un peu de rythme, un peu plus de connexions avec les autres. Peut-être aussi que je me suis mis trop de pression. Mais Marseille est un grand club, ça n’est pas simple de s’imposer immédiatement. Je peux faire mieux, c’est une évidence. Mais je n’ai fait que quatre mois. La saison prochaine, avec une préparation complète et plus de confiance, je pense que je ferai mieux.»

Les supporters attendaient plus de buts et de passes décisives…

«Je pense qu’à l’OM, j’ai été meilleur en phase défensive qu’en phase offensive. Je dépense beaucoup d’énergie pour qu’on reste compacts, pour suivre mon joueur, pour défendre. En attaque c’est un peu moins bien. Je dois trouver l’équilibre. Les tifosi veulent des buts, des passes décisives. Mais il y a le coach, qui te demande autre chose, et ça commence par la défense. Si tu ne le fais pas, le lendemain il te montre une vidéo avec tes erreurs, les choses que tu dois améliorer. Mais oui, je pense que je peux faire plus offensivement, beaucoup plus.»

Il y a tout de même eu un moment fort, ce but magnifique et décisif contre le PSG…

«C’est un beau but, important, une très grande émotion. Je savais que l’OM n’avait pas gagné contre Paris depuis très longtemps. Mais je ne cherche pas seulement à marquer. Les joueurs de qualité ont de la continuité. Tu dois être bon huit ou neuf matches sur dix, pas une fois, puis mauvais deux fois… C’est ce que je recherche. Déjà à mon arrivée en Italie, les 20 premiers matches je n’avais pas marqué. Au bout du compte j’ai fait 130 matches, marqué 30 buts et donné 25 passes décisives.»

Vous dites que vous regardiez des matches de l’OM avec votre frère quand vous étiez enfant. Marseille était déjà un peu dans votre tête ?

«Oui je les suivais, c’est vrai. Et j’ai aussi vu Taxi, de Luc Besson ! Le 1, le 2, le 3, le 4 ! Je les ai tous vus et pas qu’une fois. J’avais adoré. Donc d’une certaine façon je connaissais déjà un peu la ville (sourire). Et avec mon frère, on regardait les matches. Je ne dirais pas qu’on était de vrais tifosi, mais je connaissais l’équipe, le maillot, les joueurs.»

À votre arrivée, vous avez expliqué que Marseille était un pas en avant par rapport à l’Atalanta…

«L’Atalanta a fait cinq dernières saisons superbes et Gasperini a créé une équipe très forte. Mais avant, elle jouait le milieu de tableau. L’OM est une équipe historique, qui a gagné des trophées, la C1, le championnat. Si j’étais arrivé dans une autre équipe française, je n’aurais pas dit ça. Mais Marseille, c’est un club et une ville qui sont N.1 en France, une équipe qui joue toujours pour les premières places, avec toujours de la pression.»

La guerre continue dans votre pays. Comment le vivez-vous ?

«La situation est très claire. Les gens en Ukraine veulent vivre loin des Russes. On ne veut plus en entendre parler. Tout le monde est fatigué de cette guerre. Des gens ont perdu leur maison, des enfants ont dû fuir parce que les Russes sont arrivés. De mon côté je fais ce que je peux, avec mon association Malinovskyi-Charity. On a fait des ventes aux enchères, réuni de l’aide humanitaire. J’ai aussi rencontré des enfants ukrainiens dans une école à Marseille. Je veux aider, leur donner un peu le sourire dans ces moments difficiles.»

Propos recueillis par Stanislas TOUCHOT

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