Martissant reste exclusivement contrôlée par les gangs malgré les récentes opérations policières, observe le CARDH

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Malgré les opérations policières coïncidant au mouvement “Bwa Kale”, Martissant reste sous le contrôle exclusif des bandits armés, note le CARDH.

Deux ans après les affrontements sanglants entre les gangs de Gran-Ravin, de 5 second et de Tibwa (Petit Bois), Martissant est toujours contrôlé exclusivement par les gangs, observe le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme (CARDH). Ce, en dépit des opérations de la Police Nationale d’Haïti (PNH) coïncidant au mouvement “Bwa Kale”.

Le CARDH est revenu, dans un rapport publié ce 1er juin, sur les affrontements qui ont lieu en juin 2021 entre les principaux gangs qui sèment la terreur à l’entrée sud de la capitale. Pour l’organisation de défense de droits humains, la situation n’a pas évolué depuis. Les bandes criminelles ont toujours le contrôle exclusif de cette zone alors que l’Etat brille par son absence.

“Deux ans après, Martissant reste une zone contrôlée exclusivement par les gangs. Des hôpitaux desservant la 3ème circonscription, dont Médecins Sans Frontières et Saint Germain, ont fermé leurs portes. Beaucoup d’écoles publiques et privées sont fermées, certaines servent de bases aux bandits”, fait remarquer l’organisme.

Le CARDH souligne aussi que les départements des Nippes, du Sud, du Sud’Est et de la Grand-Anse et une partie de l’Ouest (Carrefour, Léogane, Petit Gôave, Miragôane…) sont presque coupés du reste du pays.

L’organisme affirme par ailleurs que les opérations policières débutées durant la période « Bwa Kale » au bicentenaire et ses environs, suscitant l’attention de la population, n’ont pas abouti. Une excavatrice de la police a d’ailleurs été incendiée par le gang 5 second, selon ce rapport.

“Deux ans après ces tueries, l’État y est absent et les bandits y règnent en maître et seigneur”, déplore le CARDH.

Les affrontements entre ces bandes criminelles ont causé une trentaine de décès entre le 1er et le 3 juin 2021 et une vingtaine d’autres dans la soirée du 17 juin. Depuis lors, Martissant est devenu une zone de non droit, signale le CARDH. “Des hommes ouvrent le feu sur des véhicules, des motards…d’autres personnes ont, par la suite, été exécutées”, écrit le CARDH dans ce rapport.

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