Messi et Mbappé au top, les larmes de Neymar, Hakimi pour l’histoire… Le bilan des joueurs du PSG au Mondial

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DÉCRYPTAGE – Avant la reprise de la L1, retour sur les performances des 11 joueurs parisiens présents au Qatar à l’occasion de la Coupe du monde.

Déjà l’heure de la rentrée des classes pour la Ligue 1. Reprise qui passera par le Parc des Princes et la réception de Strasbourg ce mercredi (21h) pour ce qui concerne le PSG, bien représenté entre novembre et décembre du côté de Doha. Pas moins de 11 joueurs parisiens ont participé à la Coupe du monde. Nombre qui aurait pu être encore plus élevé sans les blessures (Kimpembe forfait en Bleu), les choix de certains sélectionneurs (Ramos, Ruiz, Renato, Mukiele…) ou la non-participation de l’Italie (Verratti, Donnarumma). Toujours est-il que c’est déjà un beau casse-tête pour Christophe Galtier, qui doit gérer les états de forme disparates des uns et des autres.

Une chose est sûre : les Parisiens n’ont pas l’intention de se cacher. À l’image de Kylian Mbappé et Achraf Hakimi, qui auraient pu se la couler douce après leur séjour prolongé à Doha, quasiment tous les mondialistes sont dans le groupe pour ce match de la 16e journée. Ne manquent à l’appel que Leo Messi (congés) et les blessés (Mendes, Kimpembe, Renato). Avant de se plonger dans cette deuxième partie de saison, qui passera notamment par le Bayern Munich en 8es de finale de Ligue des champions (14 février, 8 mars), retour sur les performances parisiennes à la Coupe du monde.

Messi, sur le toit du monde

Sept buts dont deux en finale, trois passes décisives, meilleur joueur du tournoi, champion du monde : c’était la Coupe du monde de Leo Messi. L’impassible superstar argentine a laissé place à un joueur plus expressif, plus sanguin, un leader dans tous les sens du terme. On l’avait déjà vu évoluer à un haut niveau lors de la première partie de saison à Paris, après une année d’adaptation délicate, mais Messi a encore haussé le ton au Qatar. Le vrai Messi, plus libre, plus responsabilisé qu’au PSG bien évidemment, investi d’une quête quasi mystique. Le tout quelques mois après le décès de Diego Maradona. Pour le storytelling, on est sur du haut niveau… Un succès ? Un triomphe qui ouvre en grand les portes d’un huitième Ballon d’or à la «Pulga» après ce titre en forme d’avènement. GOAT.

Retour à Paris prévu entre le 2 et le 3 janvier après un repos mérité au pays. À voir si les célébrations de certains joueurs argentins, qui ont pris pour cible Mbappé, auront des répercussions dans le vestiaire parisien. «Ce n’est pas Leo qui a chambré, on doit le laisser en dehors de cela. Sur ce que j’ai vu juste après la finale, ce que j’ai vécu depuis quatre mois ici, il n’y a aucune raison de tout mélanger», promet Christophe Galtier, mettant en avant la «classe» de Mbappé, qui a été «saluer Leo après la finale, c’est bien pour le club, pour l’équipe.»

Mbappé prend le pouvoir

Passation de pouvoir. À 24 ans, Kylian Mbappé est l’indéniable patron de l’équipe de France, l’atout numéro 1, la star. Sur un piédestal. Un statut qui lui va bien, évidemment. Avec ses huit buts, dont trois en finale, le meilleur espoir de l’édition 2018 a terminé meilleur buteur en 2022. Le crack de Bondy a démontré au Qatar ce qu’on savait déjà : l’avenir lui appartient. Le présent aussi. Des performances de haut vol, du leadership, des «cojones» avec ce penalty de la 118e minute en finale, pour égaliser. Son nom était sur toutes les lèvres au Qatar même si on ne l’a presque pas entendu. Le Mondial, c’était «le rendez-vous autour duquel (il avait) bâti (sa) saison». Il n’a toutefois pas oublié ses devoirs au club : trois jours après la finale perdue, il était déjà de retour à l’entraînement ! «Un message fort», dixit Christophe Galtier, qui s’attachera toutefois à «aérer» son programme dans les prochains jours même s’il est ravi de compter sur lui contre Strasbourg et à Lens (1er janvier). Une chose est sûre : Mbappé a désormais autant de pouvoir et d’influence entre équipe de France qu’au Paris Saint-Germain, on l’a bien vu au Qatar.

Hakimi et le Maroc surprennent le monde

Qui l’eut cru ? Malgré un groupe relevé (Croatie, Belgique, Canada) et des adversaires non moins délicats en 8es (Espagne) et en quarts (Portugal), le Maroc d’Achraf Hakimi a réussi le tour de force de se hisser en demi-finales. Une première pour une équipe africaine à la Coupe du monde. Et encore, les Lions de l’Atlas n’ont pas démérité face à la France, loin de là. Le tout avec un grand Hakimi, «meilleur arrière droit du Mondial» dixit Galtier, qui a d’ailleurs profité d’une interview à Marca pour mettre les choses au point : «Avec le Maroc, j’ai plus d’importance dans le jeu. Au PSG, c’est différent : parfois, tu cours et tu ne reçois pas le ballon.» À bon entendeur… Avec ses prestations de très haut niveau à Doha, Hakimi aura peut-être convaincu Galtier et ses coéquipiers qu’il mérite un peu plus de considération à Paris. Encore que, Nuno Mendes a démontré qu’on peut exister sur le côté sans demander la permission… C’est donc peut-être aussi au Marocain de hausser le ton de lui-même.

Hakimi (de dos) et Mbappé, amis à la ville, adversaires en demies. HANNAH MCKAY / REUTERS

Les Portugais pas à la fête

Ménagé lors du premier match du Portugal, contre le Ghana (3-2), Nuno Mendes a retrouvé le 11 contre l’Uruguay (2-0)… pour mieux se blesser. La cuisse. Retour attendu dans deux semaines. Titulaire en défense face aux Black stars, Danilo Pereira a ensuite été scotché à l’infirmerie avec des côtes cassées… Ils sont revenus à Paris avant l’élimination des leurs. Pas utilisé lors des deux premiers matches, Vitinha a quant à lui profité du large turnover contre la Corée du Sud pour débuter. Il est sorti du banc en 8es et en quarts, lors d’une élimination au goût de contre-performance contre le Maroc (0-1). Bref, les Portugais du PSG n’ont pas eu l’occasion de briller au Qatar.

La gueule de bois de Neymar et Marquinhos

Le Brésil s’avançait comme favori à la victoire finale au Qatar. La chute en quarts n’en a été que plus dure pour Neymar et compagnie. «Je suis détruit psychologiquement», a indiqué le numéro 10 de la Seleçao, qui s’est fait une petite frayeur avec une entorse de la cheville qui l’a privé des deux derniers matches de poule. Pour le reste, c’est un (très) bon Neymar qu’on a vu à Doha. Il en a profité pour égaler le total de buts de Pelé en sélection (77 buts). À 30 ans c’était peut-être sa dernière chance de décrocher le sacre mondial… À voir dans quel état il est revenu à Paris, physiquement mais surtout mentalement. A priori, Galtier n’est pas inquiet : «Physiquement il va bien et mentalement, il a envie de jouer», promet le coach parisien.

Associé à un certain Thiago Silva en charnière centrale, Marquinhos a vécu «l’un des jours les plus tristes de (sa) vie» lors de l’élimination contre la Croatie (1-1, 4-2 tab). C’est lui qui détourne le ballon sur le but croate, encore lui qui rate le dernier tir au but. Cruel pour le capitaine parisien, qui va sans doute avoir besoin de temps pour récupérer après une année 2022 marquée par son crash à Madrid.

Sarabia et Soler, cruellement votre

On n’a vu Pablo Sarabia que deux minutes sur le pré au Qatar. C’était en 8es, contre le Maroc. Le temps de manquer la balle de match (poteau) et son tir au but. Entre son manque de temps de jeu à Paris et ce passage amer à la Coupe du monde, l’international espagnol va mettre du temps à retrouver le sourire… Son compatriote Carlos Soler a aussi manqué son tir au but face aux Lions de l’Atlas, lui qui était entré en cours de jeu dans ce match, comme lors du carton face au Costa Rica (7-0), un but en prime. Ils sont aptes pour Strasbourg.

Navas était proche de guider le Costa Rica vers les 8es de finale. ANNEGRET HILSE / REUTERS

Navas, les valises pleines… de buts

En parlant du Costa Rica, Keylor Navas, qui n’a pas joué la moindre minute avec Paris en 2022-23, est passé par toutes les émotions. Après les sept buts encaissés contre l’Espagne, le triple vainqueur de la C1 s’est montré décisif dans la victoire 1-0 sur le Japon. Longtemps béni des dieux contre l’Allemagne, avec ses montants en guise d’allier, il s’est également signalé par des parades d’exception. Navas et les siens ont finalement encaissé quatre buts (2-4) dans un match totalement fou lors duquel ils ont un temps été qualifiés pour les 8es.

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