Quand des acteurs politiques et sociaux haïtiens se sont fait berner par Jonathan Powell

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Quand des acteurs politiques et sociaux haïtiens se sont fait berner par Jonathan Powell

Quand des acteurs politiques,économiques et sociaux se sont fait berner par Jonathan Powell qui voulait leur proposé un autre accord politique pour une sortie de crise.

Pas mal d’acteurs au niveau de la classe politique, de la société civile et même du monde des affaires ont rencontré un ancien chef de cabinet du premier ministre du Royaume-Uni Tony Blair pour discuter dans le but “d’élargir le consensus politique sur une transition visant à apporter la sécurité, la légitimité démocratique et la prospérité à Haïti et à son peuple”. Au début du mois de mars, l’existence de cet émissaire venu de nulle part a été révélée dans la presse mais personne ne peut dire avec exactitude qui lui a donné le mandat pour réunir les acteurs et décider de l’avenir du pays.

Lors des différentes réunions, Jonathan Powell n’a semble t-il pas fourni la preuve de son titre et de sa qualité qui l’autoriserait à chercher comme il prétend dans une ébauche de proposition, dont nous avions eu copie, réaliser une table ronde qui aurait pour but de parvenir à un accord sur une feuille de route commune autour des éléments suivants : les conditions pour des élections crédibles; l’approche en vue de la réforme constitutionnelle; un consensus sur les mesures de sécurité entre autres.

M. Powell qui n’a été mandaté ou délégué par aucun pays membre du Core-groupe, aucune organisation internationale s’était fixé pour objectif de réunir le Premier ministre, le Haut Conseil de la Transition (HCT), les principaux groupes politiques, le Secteur privé (un représentant et un observateur), Société civile (deux représentants et deux observateurs), Diaspora (un représentant et un observateur), Témoins internationaux (États-Unis, Canada, France, pays d’Amérique latine, OEA, CARICOM, ONU).

Dans ce contexte politique actuel où il y a un accord qui a été signé par le Premier ministre, le secteur privé des affaires, des centaines d’acteurs politiques publiés dans le Moniteur et salué par la communauté internationale en l’occurence celui du 21 décembre comment des acteurs, incluant des signataires dudit accord (même s’il s’agit d’une rencontre non formelle), ont-ils pu décider de rencontrer un émissaire qui en fait n’en est pas un puisqu’il n’a reçu l’avale d’aucun pays qui dit vouloir aider Haïti à sortir de cette impasse?

Jonathan Powell ne peut plus remettre les pieds dans le pays. La rencontre à la date supposée du 13 mars n’a pas eu lieu. Alors ce monsieur s’est joué de ceux qui lui accordaient de l’importance et qui attendaient de lui un autre accord visant à supplanter celui du 21 décembre. Mais, au final, ce coup manqué de Jonathan Powell n’a-t-il pas été favoriser par l’inattention de certains acteurs au niveau de la classe politique, de la société civile et même du monde des affaires? Ce coup raté ne montre-t-il pas un niveau de laxisme de ceux qui l’ont laissé faire en toute quiétude sans se poser des questions alors que ce consultant n’avait ni titre ni qualité?

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Lot atik