Rareté de carburant: casse-tête pour les consommateurs de s’approvisionner dans les stations-services

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Rareté de carburant: casse-tête pour les consommateurs de s’approvisionner dans les stations-services

Rareté de carburant: casse-tête pour les consommateurs de s’approvisionner dans les stations-services de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Les files d’attente sont toujours dans les stations-services de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Depuis plusieurs jours, les consommateurs font face à une rareté de carburant alors que la livraison des produits pétroliers se poursuit au Terminal Varreux. Plusieurs stations-services délivrent l’essence avec parcimonie alors qu’un total de 183 camions-citernes ont été chargés les 19 et 20 décembre 2022 au centre de stockage pétrolier de WINECO.

Tohu-bohu, échauffourées, nerfs à fleur de peau, voilà en quoi se résume un moment passé dans une station-service de la capitale qui décide de vendre du carburant par compte-gouttes. Souvent sous un soleil de plomb, les consommateurs sont obligés de faire la queue et passer des heures avant d’espérer s’approvisionner.

Une situation qui met en colère plusieurs d’entre eux. “Suite à cette situation, nous avons passé plus d’une heure de temps dans les stations-services pour s’approvisionner en carburant alors qu’on nous dit que la livraison des produits pétroliers se fait presqu’au quotidien à Varreux. C’est pas possible”, a lâché un conducteur rencontré entre la Ruelle Berne et Lalue dans une station-service.

Pour la journée du 19 décembre, 91 camions-citernes ont été chargés au centre pétrolier de WINECO tandis que 92 camions ont été remplis dans le même site pour la journée du 20 décembre. Ce qui donne un total de 183 camions-citernes remplis pour l’alimentation du marché.
Le gaz se fait rare sur le marché, des consommateurs sont obligés de l’acheter dans l’informel à un prix exorbitant.

“Parfois on fait la queue dans une station-service et elle décide de ne pas fonctionner. Certaines d’entre elles qui fonctionnent c’est un casse-tête pour s’approvisionner. Le pire dans tout ça, sur le marché informel l’essence est disponible au prix de 1500 jusqu’à 2000 gourdes. C’est inadmissible”, a lâché un consommateur qui n’a pas caché sa frustration.

Les citoyens sont inquiets face à cette situation qui pourrait déboucher sur une crise de carburant qui aura pour conséquence la fermeture des stations-services. Cette rareté frappera de plein fouet les entreprises qui seront obligées de fermer leurs portes ou du moins réduire leur horaire de fonctionnement.

Rappelons que la dernière crise de carburant avait obligé plusieurs médias à stopper leurs programmations. Du côté des banques commerciales, d’un commun accord, elles avaient modifié le 8 novembre leur horaire de fonctionnement.

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Lot atik