Valérie Pécresse défend l’ouverture à la concurrence des bus parisiens

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Que les choses soient claires : ce n’est pas Valérie Pécresse qui demandera le report de l’ouverture à la concurrence des bus de Paris et de la petite couronne, exploités en monopole par la RATP. La présidente de la région Ile-de-France, qui pilote à ce titre Ile-de-France Mobilités (IDFM), l’autorité qui organise et finance les transports, souhaite tenir le calendrier prévu − à savoir un passage intégral à la concurrence au 1er janvier 2025 −, quitte à prendre le risque qu’il y ait des remous sociaux au moment des Jeux olympiques et paralympiques (JO) en 2024. « Compte tenu de son éthique, je n’imagine pas que cette grande entreprise publique ne soit pas au rendez-vous d’un événement planétaire où l’image de la France est en jeu, a expliqué la présidente d’IDFM lors de ses vœux. Etre en situation de monopole, c’est un privilège, mais cela induit aussi des responsabilités. »

Inquiète du climat social à la RATP, Anne Hidalgo, la maire de Paris, a pourtant écrit à Elisabeth Borne pour attirer son attention sur le télescopage des deux calendriers : celui des JO et celui de l’ouverture à la concurrence. Que se passera-t-il si la transition des agents de la RATP vers un nouvel employeur se passe mal ? Si la transition entraîne une désorganisation, des démissions, voire des mouvements sociaux, au moment où l’Ile-de-France aura besoin d’une offre de transport massive ?

Mme Hidalgo a aussi signé une lettre ouverte à la première ministre, avec plus de 250 élus de gauche ou écologistes, pour demander tout simplement l’arrêt de cette « privatisation » des transports. Un mot que Valérie Pécresse juge mensonger : « Je rappelle qu’il n’est pas question de privatisation, mais de délégation de service public ouverte à la concurrence », a insisté la présidente d’IDFM.

Sensible aux alertes de la gauche, le ministre des transports, Clément Beaune, a, lui, fait savoir qu’il n’y avait « pas de tabou sur le calendrier », prêt à prolonger de deux ans le monopole si IDFM en faisait la demande, quitte à modifier la loi et à engager des discussions avec la Commission européenne. Madame Pécresse lui renvoie la balle : « Si le gouvernement veut changer la loi, il peut le faire. Mais cela serait au détriment des voyageurs », écrit-elle, mercredi 11 janvier, dans Le Figaro. Elle rappelle qu’il n’y aura jamais de bon moment : 2024, ce sont les JO, mais 2026, ce sera l’année des élections municipales, en 2027 celle de la présidentielle.

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Lot atik