Visite du FBI dans la résidence du défunt Jovenel Moïse après l’interrogatoire de 4 mercenaires colombiens

Visite du FBI dans la résidence du défunt Jovenel Moïse après l’interrogatoire de 4 mercenaires colombiens

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Des agents du FBI ont interrogé 4 mercenaires colombiens et ont visité ensuite la résidence de Jovenel Moïse à Pèlerin 5.

Dans le cadre de l’enquête relative à l’assassinat de Jovenel Moise, des agents du FBI se sont rendus en Haïti cette semaine et ont interrogé quatre des mercenaires colombiens suspects dans le crime contre l’ancien président. Après cet interrogatoire, le lendemain, les agents fédéraux accompagnés du juge d’instruction Walther Wesser Voltaire, ont visité la résidence du défunt situé à Pèlerin 5 où il était abattu dans la soirée du 7 juillet 2021. Contrairement aux rumeurs qui ont circulé sur les réseaux sociaux, le Premier Ministre Ariel Henry n’a pas été interrogé en sa résidence privée par les agents fédéraux(FBI), selon Miami Herald.

Selon le journal américain Miami Herald, la visite du FBI coïncide avec les récentes déclarations de l’homme d’affaires haïtien Rodolphe Jaar accusé dans le meurtre contre Jovenel Moïse et qui a plaidé coupable devant un tribunal fédéral de Miami. D’après le journal, l’homme de 50 ans a fourni des informations aux agents fédéraux dans le cadre de l’enquête. “il a fourni aux ex-soldats colombiens des armes, un logement, de la nourriture,des fonds pour soudoyer les responsables de la sécurité d’Haïti pour qu’ils se retirent le 7 juillet 2021”, a rapporté le journal.

Rodolphe Jaar fait partie des 11 accusés inculpés par les autorités fédérales de Miami. Fin janvier, les suspects Christian Emmanuel Sanon, James Solages et Joseph Vincent, ainsi que le ressortissant colombien Germán Rivera Garcia, ont été transférés à Miami. Solages, Vincent et le colombien risquent la prison à vie pour leurs rôles présumés dans la tentative d’enlèvement et le complot d’assassinat tandis que Christian Emmanuel Sanon risque une peine de prison qui peut durer jusqu’à 20 ans malgré les affirmations des enquêteurs haïtiens selon lesquelles il était l’auteur intellectuel du complot.

Les autorités américaines montrent une certaine volonté concernant la poursuite de l’enquête. Ils ont aussi arrêté le propriétaire de la société de sécurité de la région de Miami CTU, qui aurait embauché les anciens soldats colombiens, et Arcángel Pretel Ortiz , qui dirigeait une société sœur, la CTU Federal Academy, qui aurait recruté les suspects colombiens via un groupe WhatsApp.

Par ailleurs, Martine Moïse, a déclaré sur son compte Twitter que les assassins de son mari sont encore libres et se trouvent au pouvoir et aux abords du pouvoir. Elle demande un tribunal pénal international dans le cadre de ce dossier. “Les assassins sont encore là, au pouvoir, aux abords du pouvoir…. #Haiti continue de demander un tribunal pénal international comme ce fut le cas au #Liban après l’assassinat du Premier Ministre #RaficHariri”, a-t-elle écrit vendredi 7 avril marquant les 21 mois de l’assassinat de son mari.

Parallèlement, l’ancienne première dame qui exige justice pour son mari ne souhaite pas collaborer avec la justice haïtienne et demande au juge d’instruction Walther Wesser Voltaire de se dessaisir du dossier. Ses avocats reprochent au juge instructeur ses “liens étroits avec certains membres influents d’un parti politique impliqués dans ledit dossier, ont-ils déclaré dans une correspondance.

Rappelons que Walther Wesser Voltaire est le sixième juge sur le dossier de l’assassinat de Jovenel Moise après Mathieu Chanlatte, Gary Orélien, Chavane Etienne, Merlan Belabre et Ikenson Edumé récusé par Martine Moïse pour ses liens avec l’ex sénateur John Joël Joseph suspect dans l’assassinat de Jovenel Moise.

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Lot atik